Les vêtements liturgiques ont évolué avec le temps. Le mot ‘vêtement’ a des racines latines. On pensait que les robes de prêtres chrétiens avaient évoluées de la religion juive. Mais les chercheurs ont contredit cette idée en affirmant qu’elles ont en fait été influencées par le monde Gréco-romain. On dit également que la robe de culte en mosaïque que l’on trouve parmi les vêtements des prêtres représente la nature ésotérique de la religion. Ces accessoires liturgiques étaient exclusivement réservés aux services de l’Église. (Source d’information : holyart.fr)

Le développement des habits des prêtres chrétiens peut être catégorisée en 4 périodes distinctes :

  • L’ère avant Constantin : Les habits des débuts différaient très peu des habits et ornements de la vie quotidienne. Ils étaient également de nature laïque. Cependant, quelques habits étaient réservés à la célébration des mystères sacrés.
  • Du cinquième au neuvième siècles: On considère que cette période a vu naître 5 éléments essentiels dans les vêtements liturgiques. Tout d’abord, les habits portés pendant les offices liturgiques étaient différents des habits non liturgiques, notamment les vêtements quotidiens. L’étole et le pallium deviennent partie intégrante du costume du prêtre à cause du contact avec l’Orient. La chasuble (manteau fermé) et la longue tunique sont apparues au troisième siècle. Ils fonctionnaient comme un costume de prêtre distinct et étaient portés pendant les offices de l’église. La tunique plus courte et la chasuble ouverte les ont remplacés pendant les offices du sixième siècle. Ce sont les coutumes romaines, prédominantes à l’Ouest, qui ont influencé les costumes liturgiques pendant le huitième et neuvième siècle.
  • Du neuvième au treizième siècle : Il n’est plus habituel que les acolytes portent l’étole, la chasuble ou la manipule. Le surplis est agrémenté à la liste des habits liturgiques au onzième siècle. Le développement des vêtement pontificaux pendant cette période est basée sur la position séculière dont les évêques bénéficiaient.
  • Du treizième siècle jusqu’à nos jours : Pendant cette période, les changements apportés aux vêtement liturgiques se voient notamment dans les broderies et les ornements décoratif. La nature des matériaux et des ornements devient plus discrete et s’adapte à la figure du vêtement. Ceci a handicapé l’effet esthétique des habits de prêtres.

Couleurs

Les normes liturgiques de l’Eglise définissent des couleurs de vêtements spécifiques dépendant des occasions.

  • Les vêtements blancs ou dorés sont portés pendant Noël et Paques. Ces couleurs représentent la pureté de l’âme et la joie. Les vêtements blancs sont également portés pendant les fêtes de la Vierge Marie, les saints non martyres et les anges. Les prêtres peuvent aussi porter des robes blanches pendant les messes d’enterrement chrétiennes, représentant la résurrection du Christ.
  • Le rouge, qui représente le pouvoir du sacrifice du Christ, est utilisé le Dimanche des Rameaux. Les vêtements rouges sont aussi portés le vendredi saint et pendant les jours qui rappellent le martyre des apôtres (sauf St Jean). Les prêtres portent également du rouge pendant la Pentecôte et pour la célébration du Sacrement. A ce moment, la couleur représente le feu brulant de l’amour de Dieu.
  • Les vêtements verts symbolisent l’espoir et la vie et sont utilisés en temps normaux.
  • Le violet signifie la repentance, le sacrifice et la préparation et se porte pendant l’Avent et le Carême.
  • Le noir est utilisé pendant les périodes de Deuil.

Maintenant que vous connaissez la signification des vêtements, vous serez plus qualifiés pour commander, concevoir ou ordonner des habits de prêtres adaptés.